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Église Saint Julien de Vazerac

Site et monument historique, Patrimoine religieux, Eglise à Vazerac
  • Église Saint Julien de Vazerac

  • Cette église, dédiée à Saint-Julien, a été édifiée au début du XIIème siècle par des moines de l’ordre de Cluny. Elle est construite dans une zone marécageuse et boisée traversée par l’ancienne voie romaine de Cahors à Moissac. Eglise étape de la Via Podensis, du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, elle est pillée et détruite par Simon de Montfort lors de sa croisade contre les Cathares en 1214 puis reconstruite vers 1250. Pour mieux attirer les pèlerins, elle reçoit comme nouvelle...
    Cette église, dédiée à Saint-Julien, a été édifiée au début du XIIème siècle par des moines de l’ordre de Cluny. Elle est construite dans une zone marécageuse et boisée traversée par l’ancienne voie romaine de Cahors à Moissac. Eglise étape de la Via Podensis, du chemin de Saint-Jacques de Compostelle, elle est pillée et détruite par Simon de Montfort lors de sa croisade contre les Cathares en 1214 puis reconstruite vers 1250. Pour mieux attirer les pèlerins, elle reçoit comme nouvelle dédicace « Saint-Julien l’Hospitalier » et un hôpital est créé.

    C’est la guerre de Cent Ans qui provoque la naissance du village de Vazerac (Bazaraco en occitan). Le Quercy devenant, suite au traité de Brétigny, frontière entre le parti des Anglais et celui des Français, la population sent le besoin de se regrouper. Pour faire face à une guerre de mouvement où les villages sont pris et repris, il est décidé la construction d’un clocher refuge de nature à protéger l’essentiel des habitants (1430).

    Les destructions à peine reconstruites, se pose le problème des guerres de religion. La façade avec son porche s’écroule sous les boulets des protestants. L’église est en flammes, la voûte tombe, le cimetière est saccagé mais le clocher tient bon.

    Le calme ne reviendra qu’au XVIIème siècle. Tout est alors reconstruit. C’est l’occasion de percer les murs latéraux du XIIème siècle pour bâtir des chapelles dont le dimensionnement est calé sur l’écart entre les contreforts. La noblesse des environs et un notaire royal, en participant largement aux frais de construction, obtinrent le droit de sépulture dans une chapelle dédiée. Avec la révolution tout recommence : « destruction, reconstruction ….».

    Depuis quelque temps, nous constatons un nombre de passages en hausse sur le chemin de Compostelle, notamment de pèlerins étrangers.

    A noter que deux guides des XIVème et XVème siècles, conservés dans les Archives Nationales, mentionnent l’église de Vazerac comme étape.
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