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Terre de Mémoires /L’Exil des chibanis harkis

Culture, Exposition, Historique à Septfonds
  • Extraits des témoignages que Fatima Besnaci Lancou, historienne, a recueillis auprès de 13 chibanis harkis sur leur parcours de l’Algérie à la France, et 13 tableaux qu’un peintre, Serge Vollin, a réalisés à partir des témoignages de chacun d’entre eux.

  • Dès la signature des Accords d’Évian, le 18 mars 1962, prévoyant entre autres l’indépendance éminente de l’Algérie, plus d’un demi-million de français de souche européenne prend la route de l’exil. À partir du 3 juillet 1962, pour fuir les violences à leur rencontre, des familles de harkis, françaises d’origine arabo-berbère, quittent à leur tour leur pays natal.
    Malgré les mesures prises par les autorités françaises pour les maintenir dans l’Algérie indépendante, allant jusqu’à leur...
    Dès la signature des Accords d’Évian, le 18 mars 1962, prévoyant entre autres l’indépendance éminente de l’Algérie, plus d’un demi-million de français de souche européenne prend la route de l’exil. À partir du 3 juillet 1962, pour fuir les violences à leur rencontre, des familles de harkis, françaises d’origine arabo-berbère, quittent à leur tour leur pays natal.
    Malgré les mesures prises par les autorités françaises pour les maintenir dans l’Algérie indépendante, allant jusqu’à leur retirer leur nationalité française par ordonnance en date du 21 juillet 1962, environ 90.000 personnes (hommes, femmes et enfants) traversent la Méditerranée pour se réfugier en France. Près de la moitié, recueillis par des militaires français, vont transiter par des camps en Algérie, puis en France, où, considérées comme « indésirables », ces familles seront traitées comme des « réfugiés » et non comme des « rapatriés ». Elles seront reléguées dans des camps puis dans des hameaux de forestage où elles subiront le dénuement, l’oubli ou l’enfermement.
    Pour mieux comprendre leur parcours, le Mémorial du Camp de Rivesaltes a souhaité mener un projet d’ampleur régionale en partenariat avec des communes des 13 départements de la Région Occitanie et du Département des Pyrénées Orientales qui partagent cette douloureuse histoire en proposant une exposition intitulée L’exil des chibanis.
    Ce travail est le fruit d’une rencontre entre Fatima Besnaci-Lancou, historienne, fille de harki, membre du Conseil Scientifique du Mémorial du Camp de Rivesaltes, et le peintre Serge Vollin, franco-allemand, d’origine algérienne. Les tableaux présentés ont été réalisés à partir des témoignages que l’historienne a recueillis auprès de 13 chibanis sur leur expérience de la guerre, de l’exil et de la relégation dans les camps, notamment celui de Rivesaltes.
    À chaque tableau est associée la parole d’un chibani (Azzedine, Hocine, Youssef, Lounes, Slimane, Saïd, Moussa, Ahmed, Lakhdar, Ali, Malek, Tayeb, Mohammed) passé par un de ces camps, qui évoque un souvenir marquant de ce qu’il a vécu lors de la guerre, de son exil ou de sa relégation.
  • Langues parlées
    • Français
Tarifs
Moyens de paiement
  • Chèque
  • Espèces
  • Tarifs
    au tarif d'entrée de La Mounière
Horaires
  • Du 18 mai 2022
    au 15 juin 2022
  • Lundi
    14:30 - 18:30
  • Mardi
    14:30 - 18:30
  • Mercredi
    14:30 - 18:30
  • Jeudi
    14:30 - 18:30
  • Vendredi
    14:30 - 18:30
  • Samedi
    14:30 - 18:30
  • Dimanche
    14:30 - 18:30
  • aux horaires d'ouverture de La Mounière : les mercredis et samedis de 14h30 à 18h30