Insolite

Les pépites de nos 10 Territoires

Le Tarn-et-Garonne compte de nombreux sites incontournables, connus dans toute la France et même dans le reste du monde. Mais il regorge aussi de véritables pépites, de lieux moins connus mais à l’Histoire fascinante…

Ce sont ces lieux que nous vous proposons de découvrir ici, alors écoutez leurs histoires, admirez leur beauté et leur charme, et plongez avec nous dans cette aventure, sur les chemins des trésors cachés du Tarn-et-Garonne !

Le Carmel de Moissac

Un lieu sacré dominant Moissac

Moissac est célèbre dans le monde entier pour son cloître, mais il en existe un autre au Carmel.

Surplombant la cité uvale et l’Abbaye Saint-Pierre c’est un lieu unique et discret qu’il faut venir découvrir. Il abritait des sœurs carmélites depuis le milieu du XIX ème siècle, qui vivaient cachées et ne voulaient pas être vues du monde. Le cloître tout en briques roses est une invitation à la flânerie, mais ce lieu réserve bien d’autres surprises…

 

Un déménagement spectaculaire

Le 3 août 1858, à 7h du matin, 18 sœurs en procession et entièrement voilées, furent transférées de leur couvent rue Sainte Catherine vers le Carmel, escortées par le commissaire de Police et le Sous-Préfet en personne, ainsi que par une foule de fidèles et de curieux. Les Carmélites vivaient cloîtrées dans leur couvent, dans la pauvreté et l’humilité, et personne ne pouvaient les voir jusqu’à ce jour unique.

Les jardins

Le calme et la sérénité règnent ici partout, que ce soit dans le cloître ou dans les jardins luxuriants du Carmel, qui offrent une vue imprenable sur Moissac et ses toits de tuiles roses. Au cœur des jardins se cache aussi un lieu atypique, l’ermitage. C’était un lieu de retrait et de recueillement où chaque sœur devait s’isoler chacune à son tour pendant plusieurs jours.

Le Carmel aujourd’hui:

Les derniers moines quittent le Carmel en 1997 et après quelques années où le Carmel va rester en sommeil il devient un centre de stages et de séjours, notamment pour l’accueil des pèlerins du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Ouvert toute l’année, les visiteurs sont reçus par le Club Alpin Français de Toulouse qui gère ce lieu chaleureux pour le compte de la Mairie de Moissac.

Se rendre sur place:

Depuis le centre ville de Moissac, le mieux est de se garer au parking du cloître ou devant la bibliothèque, il suffit de monter à pied en prenant le début de la côte Saint-Laurent.

Des panneaux indiquent le chemin à suivre. Une telle merveille se mérite donc préparez vous à une sacrée montée pour arriver en haut !

L'église de Saux

Une église bien cachée

L’église de Notre-Dame de Saux est nichée au cœur d’une forêt de chênes à seulement 5 kilomètres de Montpezat-de-Quercy.

Cette petite merveille, autrefois le centre d’une importante paroisse, fut abandonnée après la Révolution. Elle a été restaurée au fil du temps pour retrouver sa splendeur actuelle.

De l’extérieur, elle scintille grâce à sa pierre blanche du Quercy, mais c’est bien l’intérieur qui réserve de belles surprises !

Ses voûtes en forme de coupoles font penser aux cabanes de bergers des Causses.

Ses fresques du 14ème et 15ème siècle sont aujourd’hui visibles grâce au travail de Mr Nicaud qui les a révélées, cachées par un badigeon.

Une pépite que l’on peux admirer à souhait, même en prenant son temps et en se régalant, grâce aux tables de pique-nique installées sous les arbres à côté de l’église.

Des fresques étonnantes du Moyen-Âge

Ces superbes fresques colorées sont toutes dans un dégradé de rouge, orange et ocre qui rendent l’ensemble très impressionnant.

On y reconnaît des figures bibliques dont un Christ en majesté qui orne la voûte en plein cintre du chœur.

Mais ce qui surprend ce sont les détails et la finesse des visages qui ont su traverser les siècles.

Une véritable merveille artistique bien cachée qu’il faut découvrir.

 

Se rendre sur place:

Pour avoir la chance d’entrer dans l’église, il suffit d’aller à l’office de tourisme de Montpezat de Quercy pour demander les clés.

L’église se trouve entre le village de Montpezat de Quercy et le lac vert. Il faut quitter le village en suivant la D38 en direction de Castelnau-Montratier puis prendre à droite la D83 vers le lac vert puis à gauche sur le chemin qui mène à Saux.

Le Moulin de Saillagol

Un Moulin à vent, quèsaco ?

Les moulins à vent servaient autrefois à moudre des céréales pour faire de la farine.

Dans le cas du Moulin de Saillagol il servait à moudre du blé alimentaire pour nourrir les animaux. Il fonctionnait très bien même si il n’était pas très haut grâce à sa position idéale, dans un couloir de vent.

Sa toiture en bardeaux de châtaignier pivote afin de mettre les ailes face au vent. C’est au ras du sol que le vent souffle le plus fort et où l’aile prend toute sa force, permettant d’actionner l’engrenage du moulin. La meule tournante à l’intérieur du moulin est entrainée par l’intermédiaire de l’anille, pièce métalique en forme de X, scellée dans la pierre. Le frottement va permettre de moudre le grain et d’obtenir de la farine qu’il ne restera plus qu’à tamiser et à mettre en sac.

Plus que des amis, des protecteurs

L’Association des Amis du Moulin de Saillagol compte parmi ses rangs des artisans et surtout des habitants passionnés qui œuvrent tous ensemble à la sauvegarde de ce moulin.

C’est en 1982 que Mr Tomas, propriétaire du moulin, fait appel à l’Association du Patrimoine de Montauban pour le rénover. 2 compagnons du devoir, Jean-Luc et Thierry, vont travailler pendant 5 mois à sa réhabilitation. Leurs noms sont gravés dans une poutre du moulin. Un des deux compagnons a même épousé « une fille de Saillagol » et son fils est aujourd’hui un membre de l’Association des Amis du Moulin.

En 2007 le couple Hyde le rachète et répare les ailes qui se sont cassées. Puis en 2016 ils décident d’en faire don à la commune pour le laisser aux bons soins des Amis du Moulin.

L’Association des Amis du Moulin est créée en 2016 et ses bénévoles font visiter gratuitement le Moulin depuis. Ils partagent son histoire avec les visiteurs lors de 3 dimanches par an, dont la journée des moulins et les journées européennes du patrimoine.

Se rendre sur place:

Traverser le village de Saint-Projet puis prendre la D33BIS pour rejoindre le hameau de Saillagol et continuer tout droit vers le Lot.

Un chemin sur la droite indiqué par un panneau vous mène en bas du moulin. Des tables de pique nique vous accueillent sur place pour se régaler avec une vue imprenable sur ce beau moulin.

Localisation GPS: Latitude 44°19’25.2″N / Longitude 1°45’22.8″E

Le pont cascade de Pontalaman

Se détendre au doux bruit de l’eau

Le pont cascade de Pontalaman est un petit coin de paradis caché, où l’on vient admirer la beauté de ce mélange entre architecture et nature, la force impressionnante de l’eau et le calme apaisant qui y règne.

C’est le lieu idéal pour venir faire un pique-nique, lire un bon livre, pêcher ou juste faire une sieste tranquille bercée par le chant des oiseaux.

 

Histoire du site de Pontalaman

Des vestiges gallo-romains ont été découverts à la fin du XIXe siècle dans la zone voisine de Bénas.

Aucune source ne permet de confirmer une implantation humaine ici dans l’Antiquité tardive, à l’exception du toponyme qui laisse envisager le passage d’Alamans dans le contexte des « invasions barbares ».

Un pont-cascade aussi discret que puissant

Ce pont-cascade en briques est doté de vannes, par lesquelles se déverse une partie des eaux dans un canal de dérivation, tandis qu’un ancien moulin est construit sur le lit de la rivière. Ce canal rejoint la rivière à quelques dizaines de mètres en aval.

Le Lemboulas est la source de tout ce tumulte rafraîchissant. C’est une petite rivière née dans le Lot et se jetant dans le Tarn au sud de Sainte-Livrade. Elle abrite un ensemble de milieux aquatiques qui sont des espaces naturels indispensables dont nous profitons avec plaisir, mais qu’il faut protéger. Aussi ce lieu doit être identique à votre arrivée et à votre départ. Si vous prenez le temps de regarder vous apercevrez peut être quelques papillons, comme le Cuivré des marais ou le Damier de Succise.

Se rendre sur place:

Le pont cascade de Pontalaman se trouve à moins de 3 kilomètres de Lafrançaise, au bord de la route qui mène à Vazerac. Suivez la D81 ou Avenue du Quercy puis prendre à droite.

Un petit parking sur la gauche après le passage du pont vous permet de laisser votre voiture en haut, puis de descendre à pied par le petit chemin en face du parking.

Le chêne de Merles

Découvrez un arbre légendaire:

Le chêne de Merles est une pépite du Tarn-et-Garonne Inattendu, et un joyau du territoire des Deux Rives, car il est exceptionnel.

De par sa grandeur, il est majestueux et vieux de plusieurs siècles, son tronc fait plus de 7 mètres de circonférence.

De par sa noblesse, il a tout de même abrité un des plus célèbres rois de France.

De par sa renommée, les amateur d’arbres viennent de loin pour l’admirer.

De par sa simplicité, il représente ce que la nature a de mieux à nous offrir, un compagnon de générations qui grandit à nos côtés et arbore à chaque printemps ses belles feuilles vertes.

Son histoire:

Le vendredi 10 Juillet au matin, en 1578, Henri de Navarre, escorté de 44 cavaliers et accompagné de la reine Margot, sa femme, et d’une suite de belles dames et de gentilshommes, s’arrêta à l’ombre du chêne qui porte son nom, à Merles.

Il se rendait de Nérac à Montauban. La noble compagnie avait dévoré, la veille, à Auvillar, 92 livres de boeuf, 138 livres de mouton, 58 livres de veau, 76 poulets, un chevreau, un paon, 2 levrauts, 2 lapins, 2 fressures de mouton, un fressure de veau, un quarteron d’oeufs, 33 livres de lard, 12 pièces de four et une grande quantité de fruiterie.

Comme le festin fut arrosé de deux barriques de vin clairet et d’une barrique de vin blanc, que le Navarrais raffolait de la cuisine au beurre, que le soleil estival dardait ses rayons démocratiques sur le noble cortège, l’auguste gosier chercha à apaiser une soif inextinguible.

Il y avait à quelques toises du chêne vénérable une fontaine à l’eau fraîche et limpide. Le roi demande à son valet Joachim d’aller quérir une coupe de ce rafraîchissant breuvage. Il s’arrêta ensuite au château de Lanzac-les-Merles, qui avait été vendu par l’Abbaye de Belleperche, en 1526, pour payer la rançon de François Ier. Il partit ensuite pour Lavillediou, prochaine étape de son voyage.